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6 décembre 2014

Mon immersion dans le Darknet [7]

Le Darknet est la face cachée du Net et représente la partie immergée de l'iceberg.

Écrivain novice dans le domaine, je vous invite, à travers une série d'articles, à suivre mon parcours dans les profondeurs de la Toile interdite. Ou comment, pour les besoins d'un livre, j'ai accepté de courir des risques.

Les clés PGP ferment à double tour la porte de l'anonymat
Paré de mes outils d'anonymisation, Tor et un VPN, je pouvais donc me balader tranquillement dans les méandres de la Toile interdite.
Le pouvais-je vraiment ? Avais-je bien mis toutes les garanties de mon côtés pour assurer au mieux mon anonymat ? J'avais quand même lu des trucs sur des mecs qui s'étaient fait choper parce qu'ils avaient utilisé leur pseudo usuel sur des sites illégaux du Darknet et sur le réseau surfacique ! En résumé, avoir installé Tor et un VPN pour surfer dans le Net underground sous le même pseudo que celui de ma page Facebook n'aurait servi strictement à rien. Il me fallait donc créer un autre compte, un autre pseudo et pouvoir crypter les messages éventuels que je pourrais échanger avec mes interlocuteurs. En bref, j'avais besoin de me procurer mes clés de chiffrement PGP (Pretty good privacy).

Dans ce système ce chiffrement, une clé publique sert à chiffrer le message, une clé privée sert à le déchiffrer.
Pour commander son trousseau de clés, pas de souci, l'offre ne manque pas.
Dans le système exposé ici, dit asymétrique, les clés de chiffrement vont par paire. Une clé publique sert à chiffrer le message, une clé privée sert à le déchiffrer.
Par exemple, si je veux envoyer un mail chiffré à Master (il faut lire Mauvais garçon pour savoir qui est Master), j'écris le corps du message et je le crypte avec la clé publique de Master. Cette clé, comme son nom l'indique, est publique, c'est-à-dire que Master la donne à tous ceux qui souhaitent communiquer avec lui, il l'affiche sur les sites au sein desquels il est actif et peut même le déposer sur des serveurs de clés publiques auxquels chacun a accès.
Lorsqu'il reçoit mon message chiffré avec sa clé publique, Master le déchiffre avec sa clé privée, que lui seul, cette fois, possède.
S'il veut me répondre, il lui suffit de chiffrer son message avec ma clé publique et de me l'adresser par mail. Dès que je le reçois, je le déchiffre avec ma clé privée.
Avec Tor, mon VPN, mon compte et mon pseudo secondaires, puis mes clés PGP, j'étais allé au bout de mes faibles compétences pour assurer au mieux mon anonymat. Je pouvais donc commencer à explorer les ruelles mal famées du Net underground.
Mais je me suis posé une dernière question : et si j'ai besoin d'argent ? En effet, si pour une raison x ou y j'avais besoin de faire des dépenses, comment les régler ? Dollars, euros, livres sterling, etc. ?
Que nenni : bitcoin !

Le bitcoin : crypto-monnaie reine sur le Darknet
L'idée première du Darknet et de l'anonymisation est l'absence maximale de traces, quoi qu'on fasse. L'obsession est de ne laisser aucun indice qui permettrait à un petit curieux de remonter jusqu'à à soi. Or l'argent est traçable.
Solution : le bitcoin. 

Le bitcoin est la crypto-monnaie intraçable de choix sur le Darknet.
On doit sa création à Satoshi Nakamoto.
C'est la crypto-monnaie reine sur le Darknet (elle n'est pas la seule crypto-monnaie), qui s'échange de particulier à particulier, sans passer par une banque. Nous restons donc dans le chiffrement, comme avec les clés PGP. Mais il ne s'agit pas d'une monnaie illégale, certains commerçants commencent à accepter les règlements en bitcoin. On reproche cependant à cette monnaie ses fluctuations, qui peuvent être extrêmes en une seule journée. Lorsque j'ai écrit Mauvais garçon, 1 bitcoin valait 450 €. À l'heure où j'écris cet article, 1 bitcoin = 300 €.
Mais le bitcoin est déjà monté à près de 1 000 € pour s'effondrer en un battement de cils…
Il faut savoir que les bitcoins sont mis en circulation par des « mineurs ». Ce sont simplement des personnes qui ont investi dans un matériel informatique approprié et coûteux, afin d'extraire des profondeurs du Net cette crypto-monnaie et de garantir la validité des transactions. Il n'y a pas de fausse monnaie, avec les bitcoins. Chaque transaction est archivée dans des serveurs dédiés. En échange de ces serives, le mineurs perçoivent quelques centièmes de bitcoin par opération.

Comment se procurer des bitcoins et comment les stocker ?
Tout ça, c'était bien beau, mais comment pouvais-je me procurer des bitcoins et où les conserver ? Dans une banque virtuelle ? Dans un coffre fort virtuel ? Dans un bas de laine virtuel ?
Les places de marché pour acheter des bitcoins fourmillent, et elle font bien le job. Dans tout ce choix, j'ai privilégié une plate-forme en langue française qui met en relation des acheteurs et des vendeurs vivant dans un proche périmètre et permettant les transactions de la  main à la main.
Et ensuite, lorsque j'avais mes bitcoins, où les entreposer ? Là encore plusieurs possibilités. Je  pouvais passer par un serveur, avec le risque qu'il soit piraté, ou bien gérer moi-même mon porte-monnaie bitcoin (bitcoin wallet). Cela m'obligeait à télécharge un logiciel – un de plus ! – mais je préférais cette solution. Le téléchargement a duré une semaine, au bout de laquelle j'ai finalement obtenu mon porte-monnaie. J'aurais aussi pu l'installer sur mon mobile. Mais si je pesais mon mobile…

Comment créer son porte-monnaie bitcoin. Suivez les tutoriels !
J'y suis donc allé pépère et j'ai installé mon porte-monnaie sur mon ordinateur. De toute façon, vu le peu d'argent que ça représente, je risquais pas grand-chose avec les autres solutions. Je ne vais pas m'épancher ici sur la triste condition d'auteur, mais beaucoup d'entres vous savent que très peu d'entre nous roulent sur l'or !
Lorsque votre porte-monnaie est installé, il ressemble à ça :

Porte-monnaie prêt à envoyer des bitcoins à un récipiandaire. 
Sur la figure ci-dessus, l'onglet "Envoyer" est activé, ce qui signifie que le porte-monnaie est prêt à effectuer un règlement. Il suffit d'entre l'adresse du récipiendaire, dans la longue fenêtre du haut, ainsi que le montant de la transaction, dans la courte fenêtre en dessous. Vous remarquerez que la monnaie sélectionnée est le microbitcoin et non le bitcoin. Pour finaliser le paiement, on clique sur "Envoyer",  en bas à droite.
Voici une vue d'ensemble du porte-monnaie :

Une vue d'ensemble du porte-monnaie bitcoin, avec le solde et les transactions récentes.
Vous avez le solde et les transactions récentes.
Et vous pouvez aussi, comme avec n'importe quel compte, avoir le détail de vos opérations :

Le détail des opérations avec le porte-monnaie bitcoin, comme avec n'importe quel compte.
On voit ici les dates des transactions, les montants, les bénéficiaires.
Cette fois-ci, j'avais tout : Tor, un VPN, un compte et un pseudo secondaires, mes clés PGP et mon porte-monnaie bitcoin.
À moi le Darknet !
(Suite au prochain épisode…)

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Pour en savoir  plus sur Mauvais garçon
L'interview Le Plus de L'Obs
L'interview de La Fringale culturelle
L'interview de Salon littéraire
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