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26 octobre 2014

Mon immersion dans le Darknet [1]



Le Darknet est la face cachée du Net et représente la partie immérgée de l’iceberg.


Écrivain novice dans le domaine, je vous invite, à travers une série d’articles, à suivre mon parcours dans les profondeurs de la Toile interdite. Ou comment, pour les besoins d’un livre, j’ai accepté de courir des risques.
Épisode 1.


L’Actor’s studio transposé à la littérature
La méthode Actor’s studio, vous connaissez ? Elle consiste, pour un comédien, à devenir réellement son personnage. Par exemple, pour un rôle de boxeur, l’acteur pratique ce sport pendant des mois, s’entraîne en salle, côtoie des boxeurs, des entraîneurs et fréquente les championnats pour se familiariser à l’environnment de la boxe.
Pour l’écriture de mon roman Mauvais garçon, j’ai décidé de tranposer la méthode Actor’s studio à la littérature. Mon personnage principal, Thomas, va être amené, au cours de l’histoire, à surfer sur le Darknet, cette partie secrète et méconnue d’Internet, qui en représente néanmoins 80 %, dit-on, source de légendes, de fantasmes et de rumeurs contradictoires. Comme je ne connaissais rien de ce monde de l’ombre, j’ai jugé pertinent de me cultiver. Mon but était, sans rédiger un guide d’utilisation, de ne pas raconter n’importe quoi sur le sujet et d’avoir un minimum de crédiblité dans l’utilisation des termes techniques et du mode de fonctionnement du Net underground.

J’ai d’abord eu peur de me faire serrer par les flics
Seulement, s’il est facile de s’inscrire dans une salle de boxe, il n’est pas évident de devenir un habitué du Darknet. Pourquoi ? Les infos sur cet univers trouble circulent difficilement, et il semblerait que les autorités compétentes – policières, militaires, services d’espionnage, que sais-je encore – mènent une surveillance étroite pour repérer ceux qui seraient tentés de s’y promener.


La cyberpolice, entre autres, s’intéresse de très près aux utilisateurs du Darknet.

Ma première crainte était donc de me faire serrer par l’une de ces autorités et non le danger potentiel que je courais en me rendant sur des sites plus ou moins louches. Que risquais-je pénalement et juridiquement en me baladant sur les réseaux cachés de la Toile ? Les flics pouvaient-ils débarquer chez moi et me conduire en tôle ? Marrant de constater que j’ai d’abord eu peur des représentants de la loi.

Drogue, armes, snuff-movies…
Ensuite, je ne suis ni un geek ni un petit génie de l’informatique et j’ignorais si mes pauvres compétences d’utilisateur lambda d’ordinateur suffiraient.
Enfin, qu’allais-je trouver, dans les profondeurs du Darknet ? J’avais en tête la phrase de Nietzche : « Celui qui combat des monstres doit prendre garde à ne pas devenir monstre lui-même. Et si tu regardes longtemps un abîme, l’abîme regarde aussi en toi. » Drogue, armes, snuff-movie, pédopornographie, pour ne citer qu’eux, voilà ce qu’abritaient, selon ce que j’en avais entendu dire, les méandres du Darknet.


Le Darknet ou le supermarché de l’illégalité ?


Beau programme de réjouissances. Ce qui m’intéressait, moi, pour mon roman, c’était surtout les sites d’opinion et d’idélogie. En existait-il ? Au fond, ça n’avait pas grande importance. Un écrivain invente. Et ce qui me séduisait dans l’idée, c’était que Mauvais garçon serait, je crois, la première fiction écrite française à utiliser le Darknet en toile de fond.

Embarquement pour les Enfers
Alors, O.K., je pouvais a priori me faire repérer et voir débarquer chez moi une brigade musclée de cyberpoliciers pour m’embarquer menottes au poignets ; je pouvais me perdre sur des sites aux contenus tous plus horribles les uns que les autres et succomber à la tentation, quitte à y laisser mon âme ; je n’avais peut-être pas les bagages pour partir à la découverte de cette terra incognita aux mille dangers, mais une petite voix en moi – bonne ou mauvaise conscience ? – me chuchotait que le jeu en valait la chandelle.

 Les réseaux secrets du Darknet sont-ils les affluents du Styx ?

C’est donc poussé par l’excitation de l’inconnu, mais avec la peur au ventre, que j’allais m’embarquer pour les Enfers. L’aventure commençait.
(À suivre…)

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Pour en savoir  plus sur Mauvais garçon
L'interview Le Plus de L'Obs
L'interview de La Fringale culturelle
L'interview de Salon littéraire
L'interview de Viabooks
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