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16 mars 2013

Angela Behelle : de l'alpha à "l'Oméga"


DR
Angela Behelle est l'auteur de la saga porno chic La Société, publiée chez La Bourdonnaye. Dès les premiers tomes de la série – qui en compte 10 –, elle a remporté un large succès, et sa popularité ne cesse de croître.
Qui est-elle véritablement ? Qui se cache derrière le loup de cette grande prêtresse du BDSM soft à la française à laquelle tant de lecteurs sont si solidement attachés ? Quand on l'interroge à ce sujet, l'auteur répond : "Qu'importe qui je suis vraiment, je suis une femme comme toutes les autres, tranquille et sage… en apparence."
Pour notre plaisir, elle en dévoile cependant davantage sur ses romans. Juste assez pour nous donner l'envie d'aller plus loin, comme si elle voulait nous inciter à oser, à toucher…

Angela Behelle est votre pseudonyme d’auteur de littérature érotique, mais vous écrivez sous d’autres noms dans d’autres genres. Quels sont ces autres genres, qu’est-ce qui vous a conduite à l’érotisme, et pour quelle raison jouez-vous le mystère de l’anonymat ?
J’ai en effet commencé à écrire dans un genre différent. Il s’agissait au départ de romances légèrement paranormale. Au bout de quelques essais, je me suis cependant sentie frustrée de devoir jeter un voile pudique sur certaines relations. Je me suis donc laissée tentée par une écriture plus osée.
Pour être tout à fait franche, l’anonymat n’est pas un jeu pour moi, mais une nécessité afin de préserver ma tranquillité et celle de ma famille.

Dans votre série La Société, le personnage récurrent des 10 tomes semble être… La Société. Quelle est cette société ? Qu’est-ce que l’Oméga ?
C’est exactement ça. La Société est en effet le fil conducteur de la série. Il s’agit d’une organisation secrète créée par un philosophe, Henri Valmur (décédé juste avant le début du premier tome). Elle a pour but d’offrir le plaisir sous toutes ses formes à quelques personnes triées sur le volets, des intellectuels, des artistes, des hommes et des femmes d’affaires, des politiques... bref une certaine élite, financièrement très à l’aise et influente.
Quant à l’Oméga, il s’agit tout simplement du symbole utilisé en guise de badge. Un badge qui identifie son possesseur et qui donne accès au réseau très spécial mis en place par La Société. Il sert également de « moyen de paiement »

Quelle est la trame de la série, le fil conducteur, s’il yen a un ? À moins que chaque tome se suffise à lui-même et soit indépendant des autres ?
Si chaque tome relate une histoire différente, il obéit cependant à une logique. Il s’agit de découvrir à chaque fois, un personnage important de la Société ainsi que le fonctionnement de celle-ci. Ils répondent également à une certaine chronologie, ce qui peut parfois dérouter un peu le lecteur qui s’aventurerait à prendre les épisodes dans le désordre, bien que ce ne soit pas insurmontable.

De quelle manière parvenez-vous à fidéliser les lecteurs en mettant en scène des personnages différents à chaque épisode ?
Le lecteur retrouve dans chaque tome une « ambiance » et certains personnages clés reviennent régulièrement. Il en est ainsi d’Alexis et de Mickaëlla Duivel, comme de quelques autres qu’ils vont croiser dans les tomes suivants bien qu’ils n’en soient plus les héros.

En quoi La Société diffère-t-elle des romans érotiques de chez Harlequin ou du mummy porn classique ?
Je serais bien en peine de le dire pour ne pas les avoir lus. Cependant, je sais que je cultive une ambiance très parisienne, avec une histoire, des personnages bien français, des références qui parlent forcément à mes lectrices.

En quoi La Société pourrait-elle séduire un lectorat masculin ?
J’aimerais justement que les hommes soient plus bavards, car ils sont peu enclins à partager leurs impressions de lecture sur mes livres alors que je sais qu’ils sont quelques uns à s’y être aventurés. Je pense qu’ils pourraient aimer le fait qu’il y ait une histoire et peu de tabous.

À quel rythme publiez-vous ? Les 10 tomes sont-ils déjà tous écrits ?
Toute ma série était écrite avant même que j’envoie le premier tome. Aujourd’hui, je me contente de remodeler chaque tome en fonction des petits changements que j’ai pu apporter aux précédents et qui induisent une réécriture, c’est tout.
Quant au calendrier de publication, nous essayons d’en faire paraître un par trimestre.

Parlez-nous du tome 3, « À votre service » paru en janvier 2013, mettez-nous l’eau à la bouche.
Le tome 3 est sans doute le plus « romantique » de la série. Dans celui-là, pas de BDSM, mais une belle histoire d’amour qui devrait séduire les lectrices plus amatrices de romances érotiques. Il contient toutefois quelques passages plus épicés, mais je crois avoir trouvé un dosage plus subtile que dans les précédents. J’essaye d’imprimer à chaque tome un esprit différent, le BDSM dans le 1, l’éducation et la manipulation dans le 2, celui-ci correspond au tome « conte de fées ». Je sais qu’il est déjà le préféré de beaucoup de lectrices. On le compare souvent à une version érotique de Pretty Woman sur certains points, mais cela s’arrête là, l’histoire est différente, les personnages aussi.

Pourquoi le choix des éditions La Bourdonnaye, un éditeur exclusivement numérique ? Peut-on se procurer vos livres en version brochée ?
J’ai envoyé le manuscrit de QDN2 aux éditions La Bourdonnaye qui démarraient tout juste leur activité. Pour moi, c’était juste un essai, pour voir. Je n’imaginais même pas que ma petite histoire pourrait trouver un lectorat. Alors je me suis dit que le numérique était sans doute la meilleure option. Aujourd’hui, je sais que j’ai eu raison et je ne le regrette absolument pas. Benoît de la Bourdonnaye m’a fait confiance et je l’en remercie infiniment. Le fait qu’il s’agisse de numérique n’a absolument eu aucune influence sur sa façon de travailler. J’ai eu affaire en tous points à un véritable éditeur.
L’édition brochée de mes livres se trouve aujourd’hui sur Lulu.com mais ils seront prochainement disponibles également sur amazon et d’autres librairies en ligne.

Travaillez-vous parallèlement sur d’autres projets que La Société, ou bien cette saga accapare-t-elle tout votre temps ? Comment envisagez-vous l’après Oméga ? Continuerez-vous dans l’érotisme ? Avez-vous d’autres projets ?
Actuellement, je me concentre en effet sur La Société qui a encore de beaux jours devant elle. Mais d’ores et déjà plusieurs manuscrits sont rangés précieusement. Ils constitueront certainement un autre projet par la suite et oui, toujours dans le genre érotique.

Pour marquer votre attachement, soumettez-vous aux liens de l'auteur. 
Et si vous en voulez encore,  la société Oméga vous ouvre ses portes.


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